Le 102: L’appel

Maïk Bessette | Caméra : Nikon D850

L'éducation connaît beaucoup de réformes. Pourtant l'intelligence, la sagesse et la réussite n'ont pas vraiment changé de formule. Avoir des parents décidés a fait la différence pour tous ces grands (sauf exceptions qui sont devenues de grandes stars).

Voir ces stars nous trouble, car on essaie d'être comme eux : rare, sorti d'une solitude, sorti de l'improbable. Étrangement, on crache sur celui, celle, qui sort d'une famille, d'un collectif, d'une tribu.

S'en sortir sans tribu, on appelle ça de l'égocentrisme. Imaginez si vous aviez vos deux parents, qui prenaient soin de vous, qui vous montreraient à qui faire confiance et qui rejeter, où investir et comment ne pas gaspiller...

Imaginez si votre grand-mère se donnait comme mission de vous montrer les recettes qui pourraient être perdues sans elle, que votre père vous apprenne à écouter les discussions de gens plus intelligents que vous, que votre mère vous lise l'Histoire, vous fasse connaître la culture humaine. Imaginez que vous habitiez une ville sécuritaire, un quartier garni d'opportunités, dans une rue où les voitures ne passent jamais à grande vitesse... et que vous décidiez de les rejeter pour y arriver tout seul...

Peut-être que vous vous sentez seul en ce moment. Mais soyons sincères : est-ce la vérité ou est-ce un oubli?

Avoir de l'aide n'est pas tricher, on appelle ça une famille. Une valeur perdue. Mais ceux qui gardent la leur montent en grade, créant ainsi un clivage de plus en plus grand entre ceux qui vont bien et ceux qui ne se sentent jamais valorisés.

Rémi, le dessin animé, chantait ceci : ma famille à moi c'est celle que j'ai choisie!

Vous êtes encore en vie, choisissez. C'est ça notre liberté : choisir avec qui on y arrivera.


Ce texte est le vingt et unième d’une série de 102 articles écrit par mikEuclide, photographe de portrait basé sur l’île de Montréal

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