Le 102: Exposition
Eve | Camera Mamiya RB67 | Film : Kodak Tri-X
Une photo commence par une exposition à la lumière. Où est-elle, quelle est sa source et comment peut-elle illuminer la personne ? Ce sont les questions que l'on doit se poser avant de pointer l'appareil vers le sujet.
Avec un appareil numérique, il est simple de calculer tout ça en un instant : on prend une photo, on analyse, on replace, on recommence. Une bonne quinzaine de secondes et c'est fait. Avec l'argentique, il faut se fier encore plus à son instinct, mais aussi à ses outils.
Un posemètre aide à quantifier la lumière.
Cet outil peut sembler dépassé, inutile, voire nuisible à la créativité. Je le croyais aussi, jusqu'à ce qu'on m'en prête un et que je le mette à l'épreuve. Au début, il semble simplement confirmer ce qu'on sait déjà. Puis on comprend que le ratio entre l'ombre et la lumière compte énormément.
Après deux semaines d'utilisation systématique, on réalise qu'une préparation d'image contient beaucoup plus d'information qu'on ne le pensait.
Il se peut qu'on s'en serve beaucoup moins par la suite, mais l'outil nous donne un nouveau réflexe : penser aux multiples détails qui feront de notre image une réussite.
Ce texte est le vingt-quatrième d’une série de 102 articles écrit par mikEuclide, photographe de portrait basé sur l’île de Montréal
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